La médecine est indissociablement liée à la connaissance, à la science et à la recherche. Chaque acte médical, chaque décision chirurgicale et chaque geste de soin reposent sur un vaste ensemble évolutif de recherches fondamentales et cliniques et sur un acquis de connaissances, de compétences et d'expériences pratiques.
Et il y a peu d'approche aussi humaniste que la médecine, dont la vocation est d'accompagner les blessés de la vie, de soulager leur souffrance, de préserver la vie, la santé et le bien-être. Ce dont témoigne l'engagement quotidien des médecins et soignants, auprès de toutes et tous, et plus particulièrement encore auprès des plus pauvres, des plus démunis, en France et hors de France.
Pourtant, comme toute entreprise humaine au service des autres, la médecine nécessite en permanence, pour répondre à sa vocation même, d'être soumise à un questionnement constant.
Ce n'est pas d'une attention bienveillante, venant comme un bonus à l'exercice de la recherche ou de la clinique, dont il s'agit, c'est d'un questionnement éthique permanent. Faute de celui-ci, la culture médicale ne peut en effet que devenir une culture d'activisme, encouragée par la prime à la seule évaluation quantitative et technique, où par exemple maintenir à tout prix l'espoir sur une énième ligne de chimiothérapie apparaît préférable au respect d'une qualité de vie pour le temps qui reste, respectueuse des souhaits du malade....
