La maladie de Sjögren (MS), ou maladie de Gougerot-Sjögren en France, est une maladie auto-immune caractérisée par une infiltration lymphoïde des glandes exocrines, en particulier salivaires et lacrymales entraînant une sécheresse buccale (xérostomie) et oculaire (xérophtalmie). Si cette maladie est le plus souvent bénigne, environ 50 % des patients présenteront au cours de leur maladie des complications systémiques [16]. La physiopathologie de la MS, comme c'est le cas pour de nombreuses maladies auto-immunes, est multifactorielle. Elle fait intervenir des facteurs environnementaux sur un terrain génétique prédisposant au développement de l'immunité. La cellule épithéliale salivaire est au cœur de la réponse immune pathologique, et l'hyperactivation lymphocytaire B chronique est l'une des caractéristiques de cette maladie. La MS primitive est d'ailleurs la maladie auto-immune pour laquelle le risque de survenue d'un lymphome B est le plus élevé [A
La MS peut être primitive ou associée à une autre maladie systémique (polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux systémique, myopathies inflammatoires ou sclérodermie). De plus, la MS peut s'associer à d'autres maladies auto-immunes spécifiques d'organes, principalement les thyroïdites auto-immunes et la cirrhose biliaire primitive....
