Alléguer une pathologie médicale ou psychiatrique, jusqu'à en fabriquer les symptômes physiques, sans en tirer de bénéfices secondaires directs, dans le seul but d'occuper socialement le rôle de malade et avoir paradoxalement recours à la médecine, telle se présente cette catégorie de malades étonnants. Le diagnostic en revient aux somaticiens, alors même que la nature en est typiquement psychiatrique, par la tromperie inconsciente qu'elle suppose. C'est justement dans la catégorie des « troubles somatiques » que cette pathologie (« troubles factices ») est actuellement identifiée dans le DSM-5 (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, 5th ed.) [1]. Un diagnostic, en réalité souvent retardé, est indispensable pour éviter les complications et les dépenses liées aux investigations répétées pour ces symptômes longtemps inexpliqués, en reconnaissant que le traitement est le plus souvent décevant, pour ces patients prêts à toute prise en charge… à l'exclusion de la psychiatrie.
Définition
On parle de pathologie factice lorsque l'on a pu mettre en évidence qu'un patient crée de toutes pièces les symptômes dont il se plaint et « fabrique » les signes physiques, en rapport avec ses plaintes, par différents artifices de façon mensongère....
