Signes fonctionnels cardiaques
Interrogatoire
C'est un temps de l'examen trop souvent négligé et pourtant fondamental. Il exige une grande attention et beaucoup de patience : il faut savoir reposer la même question sous une forme différente pour s'assurer qu'elle a été bien comprise et donc qu'elle a reçu la réponse adéquate. Chez un patient malentendant, l'interrogatoire est facilité en plaçant les embouts auriculaires du stéthoscope dans les oreilles et en parlant devant la membrane. D'une façon générale, le patient atteint de maladie grave fournit dès le début de l'entretien des renseignements pertinents tandis que celui qui n'a pas de maladie organique se plaint de symptômes multiples et discordants. On doit faire préciser :
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l'âge (notion importante en cardiologie) ;
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la profession (pour évaluer la tolérance à l'effort) ;
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les antécédents familiaux sans omettre l'âge et la cause de la mort des parents et collatéraux ;
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les antécédents personnels (rhumatisme articulaire aigu, angines, traumatismes du thorax, accidents thrombo-emboliques) ;
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l'existence d'une maladie métabolique (diabète, hypothyroïdie ou hyperthyroïdie), d'une HTA, d'une hypercholestérolémie ;
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les habitudes et le mode de vie (régime alimentaire, consommation d'alcool, sédentarité ou activité sportive régulière) ;
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les thérapeutiques en cours (demander les ordonnances) ;
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l'existence de tensions familiales ou de soucis professionnels : il est préférable de reporter à la fin de l'examen cette partie délicate de l'interrogatoire afin de ne l'aborder que lorsque le patient est bien mis en confiance ;
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le ...
