Nicolas Mansencal et Olivier Dubourg
D'après les recommandations européennes sur les cardiomyopathies [210], il existe cinq types de cardiomyopathie : la cardiomyopathie hypertrophique, la cardiomyopathie dilatée, la cardiomyopathie restrictive, la dysplasie arythmogène du ventricule droit et les cardiomyopathies inclassables. Actuellement, ces dernières sont essentiellement au nombre de deux : la cardiomyopathie de Tako-Tsubo et la non-compaction isolée du ventricule gauche. Elles ont été récemment décrites (années 1990 et début des années 2000) et leurs définitions vont probablement évoluer dans le futur avec une meilleure connaissance de leurs caractéristiques.
Cardiomyopathie de Tako-Tsubo
La cardiomyopathie de stress de Tako-Tsubo mime un syndrome coronaire aigu [216], [217] et se définit par une sidération myocardique réversible. Un stress aigu est souvent retrouvé comme facteur déclenchant. La première série de Tako-Tsubo remonte à 2001 et a été publiée au Japon ; depuis, la cardiomyopathie de Tako-Tsubo a été retrouvée dans le monde entier [216]. Plusieurs noms ont été proposés : syndrome du cœur brisé, apical ballooning, syndrome de Tako-Tsubo, cardiomyopathie de stress, etc. [211], [214], [215], [216]. Actuellement, il existe un début de consensus pour utiliser le terme de cardiomyopathie de Tako-Tsubo [217]....
