Les tumeurs primitives du cœur sont rares et les métastases cardiaques sont 20 fois plus fréquentes [2]. L'incidence des tumeurs primitives varie entre 0,02 et 0,3 % dans la population générale [17]. Les méthodes actuelles d'explorations non invasives comme l'échocardiographie transthoracique et transœsophagienne, la tomodensitométrie et l'imagerie par résonance magnétique permettent d'en faire le diag-nostic du vivant du malade [4]. Les tumeurs cardiaques sont généralement accessibles à la chirurgie et la majorité d'entre elles doivent être opérées, car toutes exposent à des complications graves : embolie, insuffisance cardiaque, troubles du rythme et mort subite [3], [10]. Seul l'examen anatomopathologique permet de différencier les tumeurs bénignes des malignes. Le myxome est la tumeur primitive la plus fréquente (près de 25 % des observations de McAllister [17]) ; les autres tumeurs bénignes sont plus rares et sont représentées par le lipome (8 %), le papillome valvulaire (8 %), le rhabdomyome (7 %), le fibrome (3 %), l'hémangiome (3 %) et le tératome (3 %). Les tumeurs malignes primitives représentent 25 % de l'ensemble des tumeurs primitives cardiopéricardiques et sont dans la majorité des cas des sarcomes. Ainsi McAllister a-t-il retrouvé des angiosarcomes qui représentent moins de 8 % des tumeurs cardiaques primitives, des rhabdomyosarcomes (moins de 5 %) et des fibrosarcomes (moins de 3 %)....
