La connaissance de la pathologie de l'aorte a largement bénéficié des grandes études épidémiologiques, cliniques et des progrès des différents modes d'exploration, de la chirurgie et des procédures interventionnelles.
La pathologie est très variée et va de l'anévrysme de l'aorte décelé « à froid », au tableau aigu de dissection aortique, véritable drame thoracique nécessitant une prise en charge médicochirurgicale selon des algorithmes bien établis [4], [11].
Nous envisagerons successivement :
-
la pathologie chronique ;
-
la pathologie aiguë.
La pathologie chronique est dominée par l'anévrysme de l'aorte
La pathologie chronique de l'aorte thoracique est dominée par l'anévrysme.
Par définition, l'anévrysme de l'aorte correspond à une dilatation localisée avec perte du parallélisme des bords. Les anévrysmes sont le plus souvent acquis et correspondent à des causes variées (congénitale, dystrophique, athéromateuse, inflammatoire, voire infectieuse). Nous concentrerons notre propos sur les anévrysmes vrais, qui correspondent à une soufflure des trois tuniques de l'aorte. Les faux anévrysmes correspondent à une pathologie différente, dans la mesure où leur sac est constitué par l'organisation d'une poche en regard d'une brèche pariétale qui elle-même peut être d'origine traumatique, infectieuse ou chirurgicale....
