Malgré des disparités des modes de calcul entre pays, la pandémie à coronavirus 2019 (COVID-19) est responsable, à travers le monde entier, d’une morbidité et d’une mortalité importantes [1]. Le mécanisme initial de l'infection par le coronavirus-2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2) est la liaison du virus à la forme membranaire de l'enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2), principalement exprimée dans les poumons. Le cœur et les vaisseaux expriment également l'ACE2, et sont des cibles du virus. Les taux de troponine cardiaque, témoin d’une lésion myocardique, sont significativement plus élevés chez les patients présentant des infections plus sévères, et chez des patients admis en soins intensifs ou décédés [2]. En juin 2020, six mois après le début de la pandémie COVID-19, la fréquence et la sévérité de l’atteinte myo-péricardique apparaissaient encore imprécises [3]. L’atteinte péricardique et/ou myocardique, communément retenue comme « myocardite ou myo-péricardite », est, en pratique, une complication peu fréquente, observée, aussi bien au décours immédiat de la maladie COVID-19 que de la vaccination anti- COVID-19 de façon quasi exclusive avec les vaccins ARN messager (ARNm). Cette complication a fait l’objet de nombreuses publications, en raison de l’importance pronostique d’une atteinte cardiaque, mais aussi sans doute de la symbolique représentée par le cœur....
