Les coarctations de l'aorte sont des rétrécissements, généralement congénitaux, siégeant le plus souvent au niveau de l'isthme, plus rarement au niveau de l'aorte thoracique descendante ou abdominale. La première forme, isthmique, est d'origine presque toujours congénitale. Elle constitue 5 à 8 % des malformations cardiovasculaires. La seconde, beaucoup plus rare, post-isthmique, est d'étiologie plus variée et discutée, dysembryogénétique ou acquise.
Coarctations isthmiques
Étiologie
Ces lésions relèvent d'un défaut de développement d'une partie plus ou moins importante de la crosse aortique distale. Ce défaut de développement provient, dans la plupart des cas, d'un déséquilibre entre le flux aortique et le flux pulmonaire durant la vie embryonnaire. Ce déséquilibre peut être isolé ou plus souvent consécutif à d'autres anomalies congénitales des valves cardiaques, des cloisons intercavitaires ou de l'aorte ascendante. Dans les formes pré-ductales ou infantiles, la persistance du canal artériel explique l'absence de développement d'une collatéralité qu'on observe plus volontiers dans les formes post-ductales. Ce sont ces formes post-ductales qui sont le plus souvent observées chez l'adulte. Le développement exubérant d'une circulation collatérale typique est pourtant rarement suffisant à éviter le retentissement hémodynamique en aval. Les lésions sténosantes font l'objet d'une auto-aggravation par hyperplasie intimale du site sténotique. Cette hyperplasie intimale explique certains diaphragmes surajoutés à la sténose et chirurgicalement clivables....
