Avec les progrès de l'antibiothérapie, les artériopathies infectieuses sont devenues rares mais conservent toute leur gravité. Connues de longue date, leurs causes ont évolué avec le temps. Autrefois liées à certaines infections systémiques comme la syphilis, elles sont aujourd'hui davantage post-traumatiques. En l'absence de traitement, l'évolution se fait toujours vers le décès par rupture artérielle ou septicémie. Sur le plan thérapeutique, l'évidence reste faible car la littérature manque d'études prospectives randomisée. Sur la base de l'expérience collective, le traitement repose sur l'association d'un traitement chirurgical local, d'une antibiothérapie de longue durée et de l'éradication de la porte d'entrée. La résection large des segments artériels infectés fait discuter une revascularisation immédiate ou différée. Celle-ci doit être discutée au cas par cas, notamment en fonction de la localisation de l'artériopathie infectieuse et de la collatéralité existante. Elle fait alors appel à l'utilisation de substituts vasculaires résistants à l'infection, comme les veines autologues et les allogreffes artérielles. Le traitement endovasculaire par endoprothèse ou stent couvert peut être utilisé comme traitement d'attente, notamment dans le cadre urgent de la rupture artérielle. La recherche d'une porte d'entrée septique à distance et d'autres localisations sur le système artériel est impérative pour éviter les récidives et limiter la morbi-mortalité tardive....
