C'est pour faire face à une épidémie de poliomyélite antérieure aiguë qu'est née la réanimation respiratoire en France, à la fin des années 1950. Les progrès de l'hygiène, l'amélioration des conditions socio-économiques dans les pays industrialisés, la prévention vaccinale, voire des modifications législatives, ont fait disparaître, dans les pays industrialisés, des infections aussi redoutables que la poliomyélite, les septicémies du post-abortum ou le tétanos. Ainsi, le rêve d'une « disparition » des maladies infectieuses pouvait-il être caressé. C'était oublier ce que nous enseignait Charles Nicolle en 1930, à savoir que « les maladies infectieuses sont les compagnes de notre vie [et] qu'il en naîtra de nouvelles, il en disparaîtra lentement quelques-unes ; celles qui subsisteront ne se montreront plus sous les formes que nous leur connaissons aujourd'hui ».
Les formes graves des maladies infectieuses restent une cause fréquente d'admission dans les services de réanimation....
