L'utilisation des biomarqueurs a permis une amélioration considérable de la gestion de problèmes médicaux fréquents et graves en médecine d'urgence. Les premiers progrès sont venus de la pathologie cardiovasculaire. La sécurisation de la prise en charge diagnostique par l'utilisation de stratégies composites incluant les biomarqueurs a imposé ces outils comme des éléments fondateurs de la rationalisation de la prise en charge : plus sûre pour le patient et permettant d'épargner des ressources précieuses. Le modèle idéal a été porté par l'utilisation du dosage des D-dimères dans le diagnostic de la maladie thrombo-embolique. En effet, l'algorithme décisionnel a été construit en rationalisant le recours aux différents outils selon le risque clinique estimé d'avoir la maladie. Ce type de stratégie a ensuite été décliné avec des biomarqueurs différents selon le type de syndrome d'intérêt, avec des succès variables en rapport avec les biomarqueurs, les maladies, les malades. Il n'en reste pas moins vrai que nombre de biomarqueurs sont aujourd'hui inclus dans les référentiels. Il convient donc de bien connaître le respect des indications et les limites des procédures pour appréhender au mieux ces outils.
Biomarqueur en médecine d'urgence : définition et contexte
Définition
Le terme « biomarqueur » est un néologisme d'origine anglo-saxonne dont la définition est plurielle. Initialement, ce terme a été utilisé par les météorologues pour définir des traceurs de pollution atmo-sphérique....
