Le traumatisme crânien (TC) est un motif fréquent de consultation en structure d'urgences. Son incidence varie entre 100 et 450/100 000 habitants par an selon les pays, 235/100 000 en Europe. Les principales causes de traumatismes crâniens sont les chutes (52,5 %), les accidents de la voie publique (AVP) (26,3 %) et les agressions (14,2 %). Dans une forte proportion, ce sont des traumatismes crâniens dits bénins (ou légers) ayant, par définition, un score de Glasgow (GCS) entre 13 et 15. Le recueil des mécanismes lésionnels, des éléments anamnestiques et de la clinique est primordial pour classer et évaluer la gravité de ces traumatismes crâniens. De cette évaluation dépendront les indications d'imagerie puis d'hospitalisation.
Définitions et classifications
Plusieurs classifications sont proposées afin d'évaluer la gravité et les risques de complications secondaires des traumatismes crâniens.
Score de Glasgow
L'échelle de coma de Glasgow élaborée par Teasdale et Jennet en 1974 permet de classer les traumatismes crâniens selon l'état de conscience et la profondeur du coma. L'évaluation de ce score se fait après correction des défaillances respiratoires et hémodynamiques, c'est-à-dire lorsque la pression artérielle systolique est supérieure à 90 mmHg et la saturation en oxygène supérieure à 94 %. Elle doit être répétée dans le temps. C'est une cotation en trois parties, qui étudie des réponses cliniques à des stimuli. L'ouverture des yeux est cotée sur 4 points (Y), la réponse verbale sur 5 points (V) et la réponse motrice sur 6 points (M)....
