L'arrêt cardiaque reste un vrai problème de santé publique. Sa prévalence est d'environ 350 000 par an en Amérique du Nord et près de 50 000 en France. Le taux de survie moyenné, toutes ces études confondues, est inférieur à 5 %. En France, il est aux alentours de 4 % [8], [22]. La réanimation de ce symptôme touche tous les publics. Sa précocité est le garant du meilleur pronostic possible. Dans le contexte extrahospitalier, elle concerne le grand public qui doit être formé dès le plus jeune âge à la connaissance de la chaîne de survie. À l'hôpital, elle fait partie de la formation que doit avoir tout agent et qui est nommée attestation de formation aux gestes et soins d'urgence (AFGSU). Celle-ci passe par la formation continue de la structure hospitalière qui doit s'enquérir de la certification du personnel.
Dans tous les cas, les premiers maillons de cette chaîne de survie sont fondamentaux et passent par la reconnaissance de l'arrêt cardiaque, l'appel à l'aide, le massage cardiaque externe immédiat et la défibrillation précoce.
Ce chapitre s'appuie sur les dernières recommandations américaines et européennes [11], [19]....
