Les intoxications aiguës représentent l'un des motifs les plus fréquents d'admission aux urgences et en réanimation [8]. En 2013, les principales expositions déclarées au centres antipoison américains étaient les suivantes : les analgésiques (11,5 %), les produits cosmétiques (7,7 %), les produits ménagers (7,6 %), les sédatifs (5,9 %), les antidépresseurs (4,2 %), les cardiotropes (3,9 %) et les pesticides (3,3 %). En France, dix-neuf des vingt principes médicamenteux les plus souvent incriminés dans des intoxications déclarées au centre antipoison de Paris, sont des produits psychotropes.
Une intoxication peut être grave pour plusieurs raisons :
-
si les symptômes présentés sont sévères ;
-
si une surveillance rapprochée est nécessaire, suite à une exposition à une quantité importante d'un toxique ;
-
si le terrain sous-jacent reflète une plus grande vulnérabilité. Les intoxications graves doivent être systématiquement admises en réanimation.
La prise en charge comprend le traitement symptomatique, la décontamination digestive, les mesures d'épuration du toxique et les antidotes. Le diagnostic positif s'appuie sur l'identification du toxique. Le résultat des examens cliniques et biologiques doit toujours être considéré comme prééminent par rapport à celui des examens toxicologiques. Les analyses toxicologiques aideront le clinicien au cours de la démarche diagnostique, de l'évaluation du pronostic et de ses choix thérapeutiques....
