L'hépatite est définie par une atteinte nécrotico-inflammatoire du foie. Les causes en sont multiples et doivent être reconnues pour une éventuelle intervention thérapeutique, qui peut parfois être urgente dans le cadre des hépatites sévères. L'éviction du facteur causal (toxique : alcool, médicament) ou son contrôle (virosuppression dans le cadre des hépatites virales, immunosuppression efficace d'un mécanisme immunologique dans le cadre des hépatites auto-immunes, par exemple) permet en effet, au stade d'hépatite aiguë, d'obtenir le plus souvent l'amélioration puis la normalisation du foie du fait des capacités de régénération hépatique. La survenue d'une hépatite fulminante ou subfulminante nécessitant une transplantation hépatique en urgence est rare (Figure S11-P01-C02-1). La persistance du facteur causal (notamment au-delà de 6 mois, définissant habituellement les hépatites chroniques) va être à l'origine d'une inflammation qui va engendrer des dépôts de fibrose dont la progression, en l'absence d'intervention thérapeutique efficace, sera à l'origine d'une extension septalisante de la fibrose qui peut conduire à la constitution d'une cirrhose, caractérisée par la présence de nodules de régénération et d'une désorganisation architecturale qui expliquent l'hypertension portale et l'insuffisance hépatocellulaire. Le contrôle du facteur causal peut, au contraire, permettre d'espérer un remodelage de la fibrose et une amélioration, voire une normalisation de l'histologie hépatique....
