Les tumeurs gastriques constituent un groupe hétérogène de lésions bénignes ou malignes, au potentiel évolutif variable. La majorité des cancers gastriques (90 %) sont des adénocarcinomes, le reste correspondant à des lymphomes ou tumeurs stromales. Il existe plusieurs classifications anatomopathologiques. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) classe les cancers gastriques selon leur structure (papillaire, tubuleux, mucineux ou à cellules indépendantes) et leur degré de différenciation. La classification de Lauren est la plus utilisée et distingue : le type intestinal correspondant en règle à un cancer distal localisé, limité, d'aspect ulcérovégétant, avec des cellules néoplasiques bien différenciées réalisant des structures glandulaires, et dont l'incidence est en diminution relative ; et le type diffus caractérisé par une infiltration de la paroi gastrique par des cellules isolées ou en amas non organisées, le plus souvent de siège proximal et dont la forme particulière est la linite gastrique (infiltration diffuse par des cellules indépendantes « en bague à chaton » au sein d'un stroma fibreux) [33]. La quantité de mucus et le degré de différenciation constituent les critères de la classification de Goseki. Il n'est pas rare d'observer l'association de plusieurs types architecturaux au sein d'une même tumeur.
Adénocarcinome gastrique
En France, l'incidence de l'adénocarcinome gastrique est estimée à 6 556 nouveaux cas en 2012, survenant principalement chez l'homme (66 %). Il se place au troisième rang des cancers digestifs....
