Les complications digestives chroniques de la radiothérapie (c'est-à-dire survenant au moins 3 mois après une irradiation) sont essentiellement liées au développement d'une fibrose transmurale et vasculaire évolutive [4]
]. Ces mécanismes font préférer le terme d'« entérocolopathie radique » à celui communément utilisé mais inapproprié d'« entérocolite radique ». Ces lésions sont rarement réversibles. Les formes aiguës d'entérocolopathie radique (liées à une destruction épithéliale par les radiations ionisantes, et à l'inflammation) sont généralement réversibles, et ne sont pas détaillées dans ce chapitre. La problématique des cancers (notamment digestifs) radio-induits n'est pas abordée dans cette section.
Épidémiologie et facteurs de risque
La radiothérapie abdominopelvienne est le plus souvent utilisée pour les cancers urogénitaux (gynécologiques, de prostate ou de vessie), certains cancers digestifs (anus, rectum) et les lymphomes. Les complications digestives chroniques de la radiothérapie sont le plus souvent consécutives à la radiothérapie externe. Leur incidence est peu connue. L'irradiation pelvienne semble plus souvent responsable de lésions radiques (rectopathie radique chronique dans 5 à 20 % des cas) que l'irradiation abdominale (2 à 5 % d'entérocolopathies radiques) [8]....
