L'étude de la sensibilité reste avant tout clinique avec un interrogatoire recueillant les symptômes ressentis par le patient (examen dit « subjectif ») et un examen neurologique (examen dit « objectif »), en sachant que d'importantes plaintes fonctionnelles sensitives peuvent s'accompagner d'un examen normal de la sensibilité, et que l'inverse est aussi vrai. D'un autre côté, les réponses fournies par le malade lors de l'examen dit objectif de la sensibilité comportent une part inévitable de subjectivité dont il faut savoir tenir compte. Ce même examen montre rarement des anomalies du type « tout ou rien ». La perception sensitive doit ainsi être comparée entre les deux côtés du corps et entre les parties proximales et distales des membres. L'examen de la sensibilité est un élément clef de l'examen neurologique qui permettra de préciser la localisation anatomique de la lésion.
Anatomophysiologie
Sensibilité superficielle et sensibilité profonde [4]
Toute sensation résulte de la stimulation de récepteurs appropriés qui transforment le stimulus physique ou chimique en impulsion électrique. Celle-ci se propage par les voies sensitives jusqu'aux centres nerveux. Les récepteurs cutanés répondent, selon les cas, au toucher, au chaud, au froid et à la douleur. Ils assurent la sensibilité superficielle ou extéroceptive. Les récepteurs profonds sont localisés dans les muscles, les tendons, les os, les articulations et les viscères....
