Dans ce chapitre, nous allons tenter de résumer les buts essentiels, les mises en garde et les pièges concernant l'évaluation de la conscience chez les patients non communicants, notamment ceux qui sont éveillés chez lesquels ce problème est le plus difficile à résoudre. Distinguer les patients conscients et en état de conscience minimale, des patients végétatifs et, à un degré moindre, des malades comateux peut s'avérer extrêmement difficile. Nous allons, tout d'abord, nous intéresser à l'évaluation clinique et comportementale de ces patients, mais également aborder les développements actuels de l'imagerie cérébrale fonctionnelle qui peut fournir des informations importantes et complémentaires à l'évaluation clinique, dans la quête de signes de conscience chez un patient donné. Loin d'être catégoriques, nous fournirons également les degrés d'incertitude associés à chaque signe clinique ou mesure neurophysiologique(1).
(1). Cet article est adapté de notre chapitre intitulé « Neurology of consciousness impairments » (in : Brain disorders in critical illness : mechanisms, diagnosis, and treatment, Cambridge University Press, 2013).
Mises en garde et pièges de l'évaluation de la conscience
Évaluer un patient éveillé, c'est-à-dire ayant les yeux ouverts mais, malgré tout, sans évidence d'interaction comportementale ou de conscience est une situation un peu déroutante....
