Si les nerfs et les muscles fonctionnent électriquement, on doit pouvoir dépister et évaluer leurs affections par des anomalies de leur fonctionnement électrique. Tel est le principe de l'électrodiagnostic qui, de fait, joue un rôle irremplaçable depuis le XIXe siècle dans l'individualisation et le suivi de la plupart des affections neuromusculaires.
Place des techniques électromyographiques par rapport à l'examen clinique
On regroupe sous le même terme d'électromyographie (EMG, on dit aussi électroneuromyographie [ENMG]) plusieurs méthodes complémentaires employées successivement au cours d'un examen : les techniques de stimulo-détection (étude de la conduction motrice et sensitive, étude de la transmission neuromusculaire) consistent à stimuler et à enregistrer les nerfs et les muscles par des électrodes de surface, de façon à apprécier de façon globale les propriétés fonctionnelles d'un nerf ou d'un muscle ; l'examen de détection à l'aiguille, effectué si nécessaire en dernière partie de l'examen, étudie l'innervation fonctionnelle fine des muscles. La compréhension de la physiologie et les matériels modernes permettent maintenant de rendre tous les gestes indolores pour peu qu'on s'en soucie, et ce, sans nuire, au contraire, à la qualité des signaux recueillis [2]....
