Les traumatismes crâniens graves de l'adulte, secondaires le plus souvent aux accidents de la voie publique, surviennent généralement chez des sujets jeunes. Les séquelles motrices et psychosensorielles présentées par les patients les plus sérieusement atteints prennent une dimension dramatique par le retentissement social et familial qu'elles engendrent. La qualité de la prise en charge et les choix thérapeutiques interviennent directement sur le pronostic fonctionnel individuel.
Afin d'améliorer les thérapeutiques des premières 48 heures après le traumatisme, les sociétés savantes impliquées dans la Neuroréanimation ont édité des recommandations s'appuyant sur les critères de l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé (ANAES) [1].
Prise en charge initiale du traumatisé crânien
Phase préhospitalière et hospitalière initiale
La période post-traumatique immédiate se caractérise par une inadéquation entre le débit cérébral et son métabolisme susceptible d'aggraver les lésions primaires, d'engendrer une souffrance cellulaire ischémique et d'accroître l'œdème cérébral. L'existence d'une hypotension ou d'une hypoxie est directement responsable d'une augmentation de la mortalité des patients traumatisés crâniens graves. Les objectifs de la prise en charge initiale doivent permettre de corriger rapidement les défaillances d'organes qui peuvent en être les causes. Le but est de restaurer un état hémodynamique systémique adéquat et une hématose correcte afin de garantir une perfusion et un apport en oxygène adaptés....
