L'accident vasculaire cérébral (AVC) est une cause majeure de handicap, de mortalité et de démence. Aux États-Unis, la prévalence était estimée en 2012 à 1/35 personnes entre 45 et 64 ans, 1/16 entre 65 et 79 ans et 1/7 à partir de 80 ans. Le vieillissement de la population devrait donc entraîner une augmentation importante du nombre d'AVC. Le retentissement humain personnel et familial est dramatique et le coût médico-économique majeur. Il est estimé à 75 milliards de dollars et pourrait atteindre 183 milliards aux États-Unis en 2030. C'est pourquoi de nombreux pays ont fait de l'AVC une priorité de santé publique. En France, ceci s'est traduit par le plan d'actions national « accidents vasculaires cérébraux 2010-2014 » du ministère de la Santé, document de 77 pages qui se décline en 4 axes et 17 actions allant de la prévention et de l'information de la population au développement de la recherche. Les lecteurs intéressés peuvent le consulter sur Internet.
Les AVC ischémiques ou AIC sont les plus fréquents (80 % environ). Les progrès thérapeutiques y sont spectaculaires, tant dans l'urgence qu'en matière de prévention secondaire. L'IRM en urgence et les nouvelles techniques d'imagerie vasculaire transforment la prise en charge. Ceci s'accompagne d'une explosion du nombre de publications scientifiques. L'interrogation « ischemic stroke » sur Medline retrouve plus de 6 000 articles en 2018 soit plus de 17 par jour, 3 fois plus qu'en 2003 et 6 fois plus qu'en 1993. L'interrogation « ischemic stroke guidelines » retrouve 238 articles en 2018....
