Les épilepsies constituent un ensemble extrêmement varié de pathologies neurologiques, caractérisées par la récurrence de crises d'épilepsie. La Ligue internationale contre l'épilepsie a récemment redéfini l'épilepsie par l'une de ces conditions suivantes [1] :
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au moins deux crises non provoquées survenant à plus de 24 heures d'intervalle ;
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une crise non provoquée et une probabilité de récidive de crises élevée (≥ 60 %) ;
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le diagnostic d'un syndrome épileptique.
Les crises d'épilepsie sont un symptôme traduisant une activation neuronale anormale et excessive d'une partie plus ou moins étendue du cortex cérébral, et leur expression clinique peut être très variée.
La caractéristique principale de l'épilepsie est l'intermittence des symptômes, si bien qu'il est rare que le médecin assiste à une crise. C'est dire toute l'importance de l'interrogatoire, du patient et de l'entourage. La prise en charge repose sur l'examen clinique, l'électro-encéphalogramme (EEG) et l'imagerie cérébrale. Les médicaments anti-épileptiques sont un traitement symptomatique, qui vise à prévenir la récidive de crises. Ils sont efficaces dans 75 % des cas, mais non dénués d'effets secondaires. La conduite du traitement, le retentissement scolaire ou socioprofessionnel, le pronostic, dépendent étroitement de la nature du syndrome épileptique.
Aspects épidémiologiques
Si l'on considère l'ensemble des crises, spontanées et provoquées, l'incidence annuelle peut être évaluée entre 60 et 80 pour 100 000 personnes....
