Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) a été rapporté par ces auteurs en 1916 chez deux soldats ayant présenté une paralysie aiguë des quatre membres avec aréflexie, dont l'évolution fut spontanément favorable. Strohl contribua à cette description princeps en objectivant l'hyperprotéinorachie et l'absence de cellules dans le liquide céphalorachidien (LCR). Les polyradiculonévrites chroniques ont fait l'objet d'une première description en 1958 par Austin. Leur prévalence est, dans les rares séries publiées, de l'ordre de 3 à 7 pour 100 000 habitants, avec une nette prédominance masculine, mais cette prévalence faible est probablement sous-estimée, en raison de la fréquence des formes atypiques et pauci-symptomatiques. L'équipe de Dyck à la Mayo Clinic a proposé en 1975 l'acronyme de chronic inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy (CIDP), et individualisé deux formes évolutives : lentement progressive (environ deux tiers des cas) et à rechutes (un tiers des cas). Depuis ces premières descriptions, le SGB et les polyneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) ont fait l'objet de très nombreux travaux qui ont permis, d'une part, de préciser leurs aspects cliniques, électrophysiologiques et neuropathologiques et, d'autre part, de reconnaître les difficultés liées à leur traitement....
