De nombreuses pathologies sont responsables d'une souffrance médullaire dont les conséquences fonctionnelles sont sévères. Si la présentation clinique peut guider la réflexion étiologique, celle-ci est aujourd'hui basée sur l'IRM. Cet examen doit être pratiqué rapidement, voire en urgence devant toute suspicion de syndrome médullaire, afin qu'un geste thérapeutique rapide permette une récupération fonctionnelle aussi complète que possible. En effet, le pronostic fonctionnel dépend non seulement de la nature de la lésion, mais aussi de la rapidité du diagnostic. Une récupération fonctionnelle satisfaisante veut dire un retour à une fonction motrice aussi proche que possible de la normale et une colonne rachidienne stable et non douloureuse.
Le terme de myélopathie désigne l'atteinte de la moelle épinière et des espaces méningés ou périméningés. Le terme de myélite est réservé aux causes inflammatoires ou infectieuses. L'atteinte des voies longues, une rétention urinaire orientent vers une atteinte médullaire. Certaines myopathies peuvent simuler une atteinte médullaire, l'absence de troubles sensitifs permettant de redresser le diagnostic. Il en est de même pour certaines atteintes frontales internes bilatérales ; les autres symptômes et signes frontaux orientent le diagnostic.
Les atteintes médullaires peuvent être classées en compressives et non compressives [14], [20] (Tableau S14-P03-C20-I)....
