L'examen de la peau permet d'identifier les maladies qui touchent spécifiquement cet organe et aussi d'obtenir rapidement, dès l'inspection visuelle et la palpation, des informations importantes pour le diagnostic de maladies touchant primitivement d'autres organes, mais ayant des répercussions cutanées. Car la plupart des maladies générales peuvent comporter des signes cutanés qui leur sont plus ou moins spécifiquement associés. Les signes cutanés facilitent alors le diagnostic de l'affection du fait de leur visibilité immédiate. Cette accessibilité permet aussi une biopsie pour confrontation anatomoclinique dans les situations où le diagnostic ne s'impose pas dès l'examen clinique. Cela autorise la confirmation histopathologique de nombreuses maladies, en évitant les biopsies d'organes plus difficilement accessibles. Le Tableau S19-P01-C01-I illustre quelques exemples de contextes cliniques où la présence de signes cutanés, parfois discrets, permet de porter le diagnostic de maladies systémiques ou ayant des répercussions viscérales importantes. L'une des difficultés, surtout pour le non-spécialiste, est de discriminer parmi les nombreux signes cutanés ceux qui orientent vers une maladie sérieuse. Cela est d'autant plus difficile qu'il existe un nombre considérable de maladies cutanées, puisque chaque anomalie touchant la peau est visible, a été nommée, décrite et répertoriée dans la nosologie, même si de nombreuses entités n'ont pas de conséquence autre qu'esthétique ou une gêne légère liée au prurit....
