La dermatite séborrhéique est une maladie faciale et extrafaciale assez banale, qui peut parfois s'associer à des maladies générales, d'où l'importance de sa reconnaissance.
Épidémiologie
La dermatite séborrhéique est fréquente, touchant 3 à 5 % de la population, principalement des adultes jeunes. Il existe une forme du nourrisson, avec des squames grasses du cuir chevelu et une atteinte du siège, mais pouvant être érythrodermique (maladie de Leiner-Moussous). Nous nous limiterons ici à la forme de l'adulte [4].
La maladie débute généralement à l'adolescence, et prédomine dans les troisième et quatrième décennies. Elle est plus fréquente chez l'homme que chez la femme.
Elle a un net caractère saisonnier, s'aggravant en automne et en hiver, et diminuant en fréquence et en intensité avec les beaux jours et l'exposition solaire.
Elle est plus fréquente en cas d'immunodépression, principalement au cours de l'infection par le VIH. Les formes particulièrement profuses ou résistantes au traitement doivent conduire à réaliser un examen sérologique pour rechercher cette infection. On note aussi une argumentation de fréquence chez les sujets transplantés d'organe [3] ou traités par immunosuppresseurs.
La dermatite séborrhéique s'associe aussi à des maladies [1] telles que les cancers aérodigestifs, la maladie de Parkinson, les syndromes extrapyramidaux iatrogènes et d'autres maladies neurologiques. Elle est plus fréquente dans l'alcoolisme chronique....
