Les granulomatoses cutanées sont des dermatoses hétérogènes dont le mécanisme physiopathologique est encore mal connu ; il s'agit vraisemblablement d'un processus réactionnel granulomateux à différents stimuli infectieux, inflammatoires, néoplasiques, métaboliques ou chimiques, ce qui explique la grande variété de causes trouvées face à des présentations cliniques et histologiques multiples, mais pouvant être assez stéréotypées.
La lésion élémentaire correspond souvent à une papule infiltrée, indolore, arrondie, bien limitée, rouge rosée et prenant une couleur jaunâtre à la vitropression dite « gelée de pommes ». Sa surface est lisse ou légèrement squameuse car il n'y a généralement pas de participation épidermique. Les papules ont tendance à confluer et à former des plaques, parfois arciformes ou annulaires. En régressant, elles peuvent laisser des séquelles atrophiques et/ou dyschromiques.
D'un point de vue histologique, le dénominateur commun est la présence d'un infiltrat inflammatoire granulomateux dont la localisation est variable, dermique et/ou hypodermique ; cet infiltrat est majoritairement composé de macrophages groupés en nodules ou plages plus ou moins bien limitées, ayant une architecture nodulaire, palissadique ou interstitielle. Ils ont les caractères de cellules épithélioïdes mono- ou multinucléées ou de cellules à corps étrangers qui peuvent phagocyter des particules étrangères, des fibres élastiques ou contenir des lipides, alors responsables d'un aspect spumeux....
