Le diagnostic des thyroïdites est l'un des plus difficiles de la pathologie endocrinienne et générale [4], [5], [6]. Les thyroïdites sont d'évolution aiguë ou chronique. Leur expression clinique est parfois bruyante ou, à l'inverse, totalement silencieuse. Elles sont responsables de goitres, ailleurs d'atrophie de la glande. Elles préservent l'euthyroïdie ou déterminent des dysfonctions hormonales. Elles répondent à des étiologies diverses, infectieuses, auto-immunes. Il n'apparaît pas nécessairement aisé d'établir une distinction entre leurs différentes variétés, ni de les distinguer d'autres affections thyroïdiennes ou générales (Tableau S21-P02-C06-I).
Tableau S21-P02-C06-I Différents types de thyroïdite.
| Thyroïdite aiguë infectieuse |
| Thyroïdite subaiguë de De Quervain |
| Thyroïdites lymphocytaires chroniques auto-immunes |
| – thyroïdite de Hashimoto |
| – thyroïdite lymphocytaire chronique de l'adolescent |
| – thyroïdite atrophique |
| – thyroïdite silencieuse (post-partum ou post-abortum) |
| – thyroïdite auto-immune asymptomatique |
| Thyroïdite de Riedel |
| Thyroïdites iatrogènes |
| – amiodarone |
| – lithium |
| – irradiation |
Les thyropathies iatrogènes, relèvent de mécanismes analogues, impliquent fréquemment des phénomènes inflammatoires, transitoires ou prolongés, et sont parfois, mais non nécessairement, favorisées par l'auto-immunité [2]....
