On désigne sous le nom d'hyperparathyroïdie (HPT) l'hyperfonctionnement d'une ou plusieurs des glandes parathyroïdes. Cette situation relève d'entités très différentes, au plan des mécanismes, de l'expression clinique et biologique, de la prise en charge thérapeutique :
-
l'HPT est dite primaire quand elle résulte d'une pathologie primitive de l'une ou de plusieurs parathyroïdes : adénome solitaire (80 à 90 % des cas), hyperplasie d'une ou plusieurs glandes (10 à 20 %), exceptionnellement un carcinome (moins de 1 %) ;
-
l'HPT est secondaire lorsque l'hyperfonctionnement des parathyroïdes est réactionnel à une cause de carence calcique : insuffisance rénale, déplétion en vitamine D, hypercalciurie en apparence idiopathique par défaut de réabsorption tubulaire rénale du calcium, état de résistance à l'hormone parathyroïdienne caractérisant la pseudo-hypoparathyroïdie ;
-
enfin, l'HPT est tertiaire lorsque, succédant à la situation précédente, l'hyperplasie d'une ou plusieurs glandes fait place à un adénome autonomisé. Celui-ci est désormais responsable d'une production hormonale excessive, même si la cause initiale de carence calcique a été corrigée.
Ces situations, lorsqu'elles sont responsables d'hypercalcémie, sont à distinguer des hypercalcémies humorales malignes, résultant de la production paranéoplasique d'un facteur hypercalcémiant.
Hyperparathyroïdie primaire
Longtemps l'hyperparathyroïdie primaire a été considérée comme une maladie rare, responsable de douleurs, de fractures pathologiques, conduisant à un tassement de la taille et des déformations invalidantes....
