Les glucocorticoïdes synthétiques sont largement utilisés en thérapeutique pour leurs propriétés anti-inflammatoires et immunosuppressives. Toutefois, l'utilisation de ces molécules au long cours et à des doses supra physiologiques expose à de nombreux effets secondaires, notamment métaboliques, osseux et cutanés. Par ailleurs, le freinage de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien est associé à un risque d'insuffisance corticotrope post-corticothérapie dont la fréquence et la sévérité sont l'objet de controverses. Surtout, la gestion du risque lié au sevrage en glucocorticoïde reste très débattue. Les données de la littérature sont insuffisantes pour comparer les effets des différentes prises en charge possibles, que ce soit sur le dépistage de l'insuffisance corticotrope ou sur le bénéfice sur le traitement substitutif. Nous proposons un encadrement de l'arrêt de la corticothérapie centrée sur l'information et l'éducation thérapeutique du patient, mais comportant également un dépistage de l'insuffisance corticotrope dans certains cas.
Fréquence de l'insuffisance corticotrope post-corticothérapie
Si la prévalence de l'insuffisance corticotrope secondaire à la corticothérapie est discutée, cela est principalement dû à l'hétérogénéité des études : type de corticothérapie (très variable en dose et en durée), tests et seuils définissant une fonction surrénalienne normale ou altérée, délai au bout duquel l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien est évalué....
