Un hypogonadisme est par définition, une baisse de la testostérone chez l'homme ou de l'œstradiol chez la femme. Après un rappel de la physiologie de l'axe gonadotrope masculin et féminin, les différentes causes des hypogonadismes seront présentées, en distinguant les causes périphériques ou centrales ainsi que les causes congénitales et/ou acquises. Dans la troisième partie de ce chapitre, la démarche diagnostique ainsi que la thérapeutique des hommes et des femmes présentant un hypogonadisme seront développées.
Physiopathologie
Les gonades, testicules chez l'homme et ovaires chez la femme, ont une double fonction. D'une part, elles assurent la synthèse et les sécrétions hormonales, en particulier de testostérone et d'œstradiol et, d'autre part, elles permettent la production des gamètes, les spermatozoïdes ou les ovocytes.
Au sein du testicule, il existe plusieurs types cellulaires. Les tubes séminifères sont formés par les cellules de Sertoli et les cellules germinales à différents stades de prolifération ou de différenciation. Ces cellules vont être indispensables à la mise en place de la spermatogenèse. Dans l'interstitium, localisé entre les tubes séminifères, les cellules de Leydig synthétisent la testostérone. Elles représentent moins de 5 % du volume testiculaire chez l'adulte. L'augmentation de la taille testiculaire est le premier signe de développement pubertaire chez le garçon. La taille testiculaire est mesurée grâce à l'orchidomètre de Prader. La taille adulte testiculaire est d'environ 20 ml....
