Le diabète de type 1 résulte de la destruction des cellules insulino-sécrétrices (cellules β) des îlots de Langerhans du pancréas par le système immunitaire. La présence d'une insulite, décrite pour la première fois de façon extensive par W. Gepts en 1965 [17], la détection d'auto-anticorps par immunofluorescence indirecte sur coupes de pancréas humain par D. Doniach et G.F. Bottazzo en 1974 [8], la survenue de la maladie chez des sujets exprimant des molécules du complexe majeur d'histocompatibilité (CMH) particulières, identifiées dès le début des années 1970 et la caractérisation de lymphocytes T activés contre des antigènes exprimés par les cellules β dès les années 1980 font du diabète une maladie auto-immune.
Les étapes successives de la réponse auto-immune, de l'expansion initiale des lymphocytes autoréactifs à l'activation des effecteurs responsables de la destruction des cellules β, sont aujourd'hui assez bien connues. Leur démembrement a largement bénéficié de modèles murins, en particulier la souris NOD (non obese diabetes) et le rat BB (biobreeding), puis de l'apport des techniques de transgenèse qui a permis de tester le rôle de différentes voies du système immunitaire dans la rupture de tolérance qui conduit au diabète.
Les mécanismes initiant l'activation des lymphocytes T autoréactifs demeurent en revanche largement méconnus....
