Il est classique de distinguer deux grandes variétés de diabète : le type 1 (ancien diabète insulino-dépendant) et le type 2 (ancien diabète non-insulino-dépendant). L'hyperglycémie est commune aux deux affections qui sont cependant très différentes à la fois dans leur fréquence (3 millions de personnes pour le type 2 et 200 000 pour le type 1) et dans leur expression physiopathologique et clinique. L'approche thérapeutique est évidemment différente même si la frontière entre diabète insulino-dépendant et non-insulino-dépendant est un peu moins tranchée depuis plusieurs décennies, dans la mesure où 20 % des diabétiques de type 2 sont sous traitement insulinique. La détérioration progressive de la fonction β langerhansienne peut, au cours de l'histoire naturelle du diabète de type 2, conduire à une insulino-dépendance. Certains l'appellent insulino-requérance pour la distinguer du caractère « bruyant » de l'insulino-dépendance du diabète de type 1. Dans les faits, c'est 650 000 personnes diabétiques qui sont traitées par insuline en France. Les deux tiers sont des types 2 arrivés au stade de l'insulino-requérance, le tiers restant étant des types 1. En dépit de cette convergence vers l'insulinothérapie (tardive et non inéluctable dans le diabète de type 2, inaugurale et impérative dans le diabète de type 1), les deux affections restent très différentes. Ceci explique que la physiopathologie et la clinique du diabète de type 2 nécessitent un développement spécifique, lui-même indispensable pour comprendre son traitement....
