La ventilation est une fonction vitale, assurée par la contraction cyclique permanente du diaphragme et d'autres muscles respiratoires. Le travail ventilatoire doit répondre à une demande ventilatoire parfois augmentée par l'effort ou une pathologie respiratoire. Les muscles respiratoires reçoivent une commande du système nerveux central, par l'intermédiaire des racines C4 et C5, des relais motoneuronaux spinaux, des nerfs phréniques, des jonctions neuromusculaires. Une dysfonction musculaire respiratoire peut donc résulter d'une anomalie neurologique centrale, qu'elle soit qualitative (coordination des différents groupes musculaires) ou quantitative, (prédominant alors surtout pendant le sommeil), neurologique périphérique ou d'une faiblesse musculaire.
De très nombreuses affections peuvent ainsi altérer la fonction neuromusculaire respiratoire à différents niveaux [3], ce qui justifie d'aborder les muscles respiratoires dans un traité de médecine.
Quand faut-il explorer les muscles respiratoires ?
Il faut rechercher une dysfonction musculaire inspiratoire en cas de dyspnée inexpliquée, de trouble ventilatoire restrictif sans étiologie parenchymateuse pulmonaire ou pariétale, d'hypoventilation inexpliquée, d'anomalie de position uni- ou bilatérale des coupoles diaphragmatiques sur la radiographie de thorax, plus facilement décelable si unilatérale.
Par ailleurs, les situations cliniques à risque de dysfonction musculaire respiratoire, doivent conduire à une exploration systématique....
