En 1929, Werner Forssman, jeune interne berlinois est le premier à montrer que l'on peut introduire un cathéter dans les cavités cardiaques droites à partir d'une veine du bras, en réalisant cet examen sur lui-même. Il obtiendra en 1956 le prix Nobel de médecine conjointement avec les Dr André Cournand et Dickinson Richards, qui ont contribué au développement de la technique du cathétérisme cardiaque et aux premiers travaux sur la physiopathologie de la circulation pulmonaire. C'est avec l'élaboration du cathéter à ballonnet qui, « flottant » dans la circulation veineuse, est entraîné par cette dernière, que le cathétérisme cardiaque droit va prendre un véritable essor et être largement utilisé sur le plan clinique à partir des années 1970. Ces cathéters à ballonnet, communément appelés cathéters de « Swan et Ganz », ont été développés pour la mesure des pressions, mais également du débit cardiaque par la technique de thermodilution.
Actuellement, même si l'usage du cathétérisme cardiaque droit est moins fréquent, notamment grâce au développement de techniques non invasives comme l'échographie cardiaque ou l'imagerie par résonance magnétique, sa pratique reste fondamentale dans certaines situations cliniques dont l'exploration d'une hypertension pulmonaire sévère. Dans cette situation il constitue en effet l'examen de référence et un préalable indispensable à l'initiation d'une thérapeutique spécifique.
Physiologie et valeurs normales de la circulation pulmonaire
La circulation pulmonaire constitue la circulation « fonctionnelle » du poumon....
