Le diagnostic microbiologique des infections bronchopulmonaires repose sur l'analyse cytobactériologique des sécrétions produites. Sa fiabilité dépend de la qualité du prélèvement réalisé. Il faut pour cela se souvenir que l'arbre respiratoire se divise en deux zones anatomiques : la partie supérieure colonisée par la flore commensale, et les voies aériennes sous-glottiques, stériles (Figure S22-P1-C6-1). Lors d'une infection, il conviendra donc que le prélèvement, réalisé au niveau des voies aériennes inférieures, ne soit pas contaminé par la flore des voies aériennes supérieures.

Anatomie de l'arbre trachéobronchique.
Parmi les prélèvements réalisables, on trouve les expectorations, les aspirations trachéobronchiques, le lavage broncho-alvéolaire et le prélèvement distal protégé. Le choix du type de prélèvement à réaliser est fonction de la sévérité clinique de l'infection, ainsi que des moyens techniques à disposition. Il sera par exemple tout à fait inapproprié de vouloir réaliser un lavage broncho-alvéolaire chez un patient peu sévère au cabinet du médecin traitant, tout comme il paraît inadapté de recueillir les expectorations d'un patient intubé-ventilé.
D'autre part, le type de prélèvement à réaliser dépend du pathogène recherché. Celui-ci peut parfois être orienté par le contexte clinique....
