Les traumatismes fermés du thorax (TFT), dont la fréquence est élevée et difficile à chiffrer du fait de leur gravité variable, touchent les hommes 3 fois sur 4. Ils surviennent lors d'accidents du travail (15 %), d'activités sportives et surtout au cours des accidents de la circulation (75 %). Près du tiers des accidentés de la route présente un TFT, qui est mineur 3 fois sur 4, mais une victime décédée sur deux en présente un. Vus au niveau des urgences hospitalières, pris en charge par les SAU (service d'accueil des urgences) et les SMUR (structure mobile d'urgence et de réanimation), ils ne sont pas systématiquement hospitalisés en chirurgie thoracique et, parmi ceux qui le sont, peu nécessiteront un geste chirurgical : la base de données de la Société de chirurgie thoracique Epithor [2]révèle que, sur 152 260 patients opérés en chirurgie thoracique de 2005 à 2011, 1 749, soit 1,1 %, l'ont été à l'occasion d'un TFT. La détection rapide des lésions et des organes lésés a été transformée par l'utilisation d'échographes performants et de la tomodensitométrie, au sein de structures hospitalières qui, à l'image des « Trauma centers » mettent au contact le service de réanimation d'urgence et le service d'imagerie.
Lésions anatomiques
Thorax osseux
La fracture costale est la lésion élémentaire. Ces fractures atteignent le plus souvent les 4e à 10e côtes. Elles sont parfois remplacées par une rupture du cartilage costosternal, invisible sur les radiographies. Plusieurs côtes sont d'habitude fracturées....
