Les pathologies respiratoires au cours du sommeil sont multiples. Le syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS) est la pathologie la plus fréquente (environ 5 % de la population générale, augmentant avec l'âge et de prévalence identique chez l'homme et la femme après la ménopause) [23]. Les principales conséquences en sont la somnolence diurne excessive et les troubles cognitifs associés, y compris une augmentation du risque d'accidents de la route, et des conséquences cardiovasculaires chroniques, hypertension, insuffisance coronaire et troubles du rythme cardiaque [29], [38]. Il existe une augmentation de la mortalité notamment cardiovasculaire et un risque accru de mourir la nuit [29].
D'autres anomalies, plus rares, existent, telles que la respiration périodique et les apnées centrales au cours de l'insuffisance cardiaque (respiration de Cheyne-Stokes) [36] ou la baisse de la ventilation au cours du sommeil chez l'obèse (hypoventilation) [7]. C'est le contrôle de la ventilation au cours du sommeil qui est modifié, entraînant une augmentation de la ventilation par activation sympathique ou stimulation directe des récepteurs intrapulmonaires au cours de l'insuffisance cardiaque par exemple, entraînant apnées centrales et respiration périodique du fait de l'hypocapnie chronique. La ventilation peut aussi être diminuée du fait des effets de l'obésité....
