La littérature scientifique montre que l'exposition à la pollution de l'air et l'apparition de problèmes respiratoires sont étroitement liées. Lors de l'inhalation, un acte nécessaire à la vie, de l'air pénètre dans les poumons par les voies respiratoires hautes et basses pour rejoindre les poumons grâce à un mouvement d'expansion de la cage thoracique qui augmente en volume. Le corps humain a besoin d'environ 4,7 litres d'air par minute pendant la phase de sommeil, de 5 à 10 l/min pendant une activité normale et jusqu'à 60 l/min lors d'un effort physique. Normalement, l'air sec au sol est composé d'environ 78,09 % d'azote (N2), de 20,90 % d'oxygène (O2), de 0,93 % d'argon (Ar) et de 0,04 % de dioxyde de carbone (CO2), plus d'autres composants en petites quantités.
Polluants atmosphériques inhalés et sources d'émission
En cas de pollution, l'air inspiré se trouve à contenir aussi d'éléments ne faisant pas partie de la composition initiale, à savoir des gaz et des particules (particulate matter [PM]), terme qui désigne l'ensemble des particules solides et liquides de taille et de composition variables en suspension dans l'atmosphère sous forme d'aérosols. La répartition et le type de polluants varient entre l'atmosphère « extérieure », celle de la ville, des zones rurales…, et l'atmosphère « intérieure », celle des habitations, bureaux, lieux de travail…, où l'être humain passe presque toute la journée (80 à 90 % de son temps), respirant environ 22 000 fois toutes les 24 heures....
