La polyarthrite rhumatoïde (PR) est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques. Comme beaucoup de maladies auto-immunes, c'est une affection polyfactorielle relevant de facteurs environnementaux, génétiques, immunologiques, psychologiques et endocriniens. Les facteurs génétiques ne représentent que 60 % des facteurs favorisant la PR. C'est dire l'importance des facteurs environnementaux qui expliquent peut-être les différences de prévalence de la PR selon les pays. La PR a connu des avancées extrêmement importantes au cours des 10 dernières années à la fois sur le plan physiopathologique, diagnostique et thérapeutique, conduisant à un bouleversement complet de la prise en charge des patients et de l'évolution de la maladie.
Le diagnostic de la PR est parfois difficile et repose sur la confrontation de manifestations cliniques et de tests biologiques. Des critères de classification ont été révisés récemment par le Collège Américain de Rhumatologie (ACR) et La Ligue Européenne contre les Rhumatismes (EULAR). Ayant été développés à partir de cohortes et de cas d'arthrites débutantes, ils peuvent aider le clinicien pour le diagnostic des cas difficiles. La prise en charge thérapeutique de la PR a connu de profonds changements au cours de ces dernières années, liés en partie aux progrès dans la connaissance des mécanismes physiopathologiques permettant d'identifier des cibles thérapeutiques potentielles....
