Les spondylodiscites (SPD) infectieuses ou septiques désignent une infection du disque intervertébral et d'une ou plusieurs vertèbres adjacentes. Elles peuvent se limiter au disque (discite) ou à une vertèbre (spondylite), sur un ou plusieurs étages, s'accompagner ou non d'une épidurite. Elles se distinguent des SPD inflammatoires et sont dues à un agent bactérien, mycobactérien, fungique ou plus rarement brucellien ou parasitaire.
Leur fréquence tend à augmenter car elles affectent surtout les sujets âgés. Leur diagnostic reste encore trop tardif, avec une mortalité comprise entre 3 et 7,5 %, et surtout une morbidité importante et des événements indésirables graves dans 28 % des cas [1], [2], [3], source de douleurs résiduelles, de troubles statiques après une longue hospitalisation entraînant des coûts élevés.
Pathogénie
Dans la majorité des cas, l'infection est d'origine hématogène, soit artérielle à l'occasion d'une bactériémie ou d'une septicémie, soit veineuse par exemple par drainage des organes génito-urinaires. Ce mode de contamination explique les SPD au cours des endocardites ou lors des infections de l'appareil génito-urinaire.
L'infection touche initialement les plateaux intervertébraux pour secondairement s'étendre au disque et au reste du corps vertébral. Chez l'adulte, le disque devient avasculaire....
