Les lysosomes sont des organelles de la cellule, responsables du renouvellement des constituants cellulaires et contenant des enzymes cataboliques opérant en milieu acide. Les maladies lysosomales, appelées aussi maladies de surcharge, constituent un groupe hétérogène, caractérisé par une accumulation lysosomale de macromolécules non digérées responsables d'une augmentation de la taille de ces organelles, entraînant un dysfonctionnement cellulaire et des anomalies cliniques [1].
Les maladies lysosomales ont longtemps été classées en fonction du substrat accumulé, telles les mucopolysaccharidoses, les glycoprotéinoses, les mucolipidoses, les sphingolipidoses.
La classification actuelle permet de prendre en compte d'autres mécanismes physiopathologiques que les enzymopathies isolées. On distingue :
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des maladies dues à un déficit monoenzymatique (citées précédemment) ;
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des déficits multiples d'enzymes lysosomales (défaut d'une étape post-traductionnelle ; par exemple, déficit en sulfatases multiples, mucolipidose II ou III) ;
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des déficits de protéines chaperonnes des enzymes lysosomales (par exemple, rôle de la neuraminidase dans la galactosialidose) ;
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déficits de protéines lysosomales non enzymatiques (par exemple, Niemann-Pick C1, céroïde lipofuscinose (CLN) type 5) ;
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des déficits en protéines membranaires responsables du trafic cellulaire et lysosomal (par exemple Niemann-Pick C1, maladie de Danon (LAMP2), mucolipidose IV (mucolipine), CLN 3,6,8 mais aussi les protéines impliquées dans la maladie de Chediak-Higashi, le syndrome de Griscelli) ;
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