Les pathologies infectieuses aiguës rhinosinusiennes sont extrêmement fréquentes. La pathogénie repose en général sur 2 mécanismes possibles : dans le premier cas, l'infection débute dans la fosse nasale (rhinite, d'origine virale dans l'extrême majorité des cas), puis diffuse secondairement à un ou plusieurs sinus paranasaux : on parle de sinusite rhinogène ; dans les autres cas, l'infection apparaît d'emblée dans la cavité sinusienne, du fait d'un facteur favorisant local : sinusite maxillaire d'origine dentaire, sinusite frontale en rapport avec une sténose du canal nasofrontal… Les germes les plus fréquents dans les sinusites bactériennes sont le pneumocoque, Hæmophilus influenzæ, Moraxella catarrhalis et les staphylocoques. Seuls les sinus ethmoïdaux sont présents dès la naissance ; les sinus maxillaires, sphénoïdaux et frontaux se développent au cours de la petite enfance, et ne sont en général pas le siège d'une sinusite avant l'âge de 6 ans. La gravité des rhinosinusites est variable : si, dans la majorité des cas, l'infection reste limitée aux fosses nasales et aux sinus paranasaux, leur situation anatomique expose à des complications locorégionales potentiellement sévères, orbitaires et intracrâniennes.
Diagnostic clinique
La rhinite aiguë se manifeste par un écoulement clair ou purulent bilatéral ou à bascule, un prurit nasal et/ou des éternuements. Elle peut s'accompagner d'une céphalée modérée, d'obstruction nasale et de symptômes généraux : fièvre, asthénie....
