Les rhinosinusites chroniques sont définies par la présence d'une atteinte chronique des cavités rhinosinusiennes durant plus de 3 mois. Dans les formes localisées, les causes infectieuses sont au premier plan. Les rhinosinusites chroniques diffuses peuvent être primitives, et sont alors divisées en 3 groupes : les rhinosinusites d'origine allergique, non allergique ou mixtes ; plus rarement, elles peuvent être secondaires, entrant alors dans le cadre d'une maladie générale (mucoviscidose, sarcoïdose, granulomatose avec polyangéite [Wegener], virus de l'immunodéficience humaine [VIH], lymphome…).
Diagnostic clinique
Dans les sinusites chroniques localisées, il existe fréquemment une gêne ou une douleur en regard du sinus concerné, maxillaire, sphénoïdal, frontal ou ethmoïdal, par ordre décroissant. L'examen peut retrouver un écoulement purulent à l'ostium du sinus, mais l'infection peut aussi rester quiescente au sein du sinus, avec une fosse nasale d'aspect normal : c'est en particulier le cas des infections chroniques aspergillaires non invasives, les aspergillomes. Dans tous les cas, un facteur favorisant est recherché : il peut s'agir d'une simple déviation de cloison rétrécissant le méat moyen, ou d'un foyer infectieux d'origine dentaire.
La rhinosinusite allergique est caractérisée par la survenue des symptômes (obstruction nasale, rhinorrhée, prurit, éternuements) lors de l'exposition à un allergène (pollen, acarien…). L'examen clinique ne retrouve qu'un œdème turbinal aspécifique. En revanche, le risque d'asthme associé est non négligeable....
