Lithiase de la glande sous-mandibulaire
Épidémiologie
C'est la lithiase salivaire la plus fréquente (9 cas sur 10). Elle s'observe à partir de l'âge de 2 ans, mais survient essentiellement à l'âge adulte. La taille des calculs est variable allant de moins de 1 mm de diamètre à plusieurs centimètres. Ces calculs sont uniques, voire multiples. Ils sont situés soit dans les canaux glandulaires soit dans le canal excréteur. Les formes bilatérales sont rares.
Physiopathologie
En faveur d'une stase salivaire, une infection par voie ascendante à germes pyogènes fournirait la matière organique nécessaire aux phénomènes de nucléation et l'apposition de couches successives d'hydroxyapatite permettrait la croissance de la lithiase. Cette théorie est controversée.
Diagnostic
Signes fonctionnels
Le tableau clinique est variable [1]. Il peut s'agir d'un gonflement indolore et réversible d'une glande submandibulaire au cours du repas (hernie de Garel) qui cède spontanément dès l'écoulement de salive. En cas de blocage total persistant avec spasme canalaire associé, la tuméfaction peut être douloureuse avec des irradiations linguales et auriculaires (colique salivaire de Morestin). La douleur et la tuméfaction cèdent là aussi spontanément après émission d'un jet de salive.
En cas d'infection, il existe un gonflement pelvibuccal douloureux unilatéral soulevant la crête sublinguale, avec turgescence de l'ostium du canal de Wharton et sialorrhée purulente....
