Pathologies non tumorales
La pathologie non tumorale des glandes salivaires est principalement infectieuse, en rapport ou non avec la présence de lithiases. Elle peut être plus générale dans le cadre des maladies systémiques (syndrome de Gougerot-Sjögren par exemple), mais aussi des troubles du comportement alimentaire, des imprégnations médicamenteuses, ou des troubles psychopathologiques.
La base du diagnostic, après l'examen clinique, est toujours l'échographie spécialisée, la sialographie, le scanner ou le CBCT (cone beam computed tomography) et dans certains cas l'IRM.
Une prise en charge précoce et adaptée est nécessaire à chaque type de pathologie, avec actuellement une grande place des techniques mini-invasives comme la sialendoscopie, la lithotripsie extracorporelle, et l'injection intraglandulaire de toxine botulique sous contrôle échographique.
Rappels anatomiques et physiologiques
Rappels anatomiques
Les glandes salivaires principales sont au nombre de 6, bilatérales et symétriques : les glandes parotides, les glandes submandibulaires (anciennement nommées sous-maxillaires) et les glandes sublinguales.
La glande parotide mesure une dizaine de centimètres de grand axe, pèse 25 g et est située en avant de l'oreille et sous son lobule. Elle possède des prolongements parfois trompeurs vers le cou, le muscle masséter et le pharynx. Elle se divise en un lobe profond et un lobe superficiel entre lesquels chemine le nerf facial, moteur de l'hémiface....
