Les synéchies sont un accolement partiel ou total (syndrome d'Asherman) des parois de l'utérus, survenant de façon non physiologique après abrasion ou destruction de la muqueuse endométriale.
Le premier cas d'adhérences intra-utérines a été décrit par Fritsch en 1894 [1]. Puis, Asherman a décrit dès 1948 ce syndrome d'accolement des parois qui porte aujourd'hui son nom [2].
Cette pathologie est un problème de santé publique car responsable de multiples symptômes fonctionnels, de pathologies obstétricales et d'infertilité. Il s'agit d'une des principales causes d'infertilité secondaire : dans une population de femmes infertiles, le taux de synéchies retrouvé à l'hystéroscopie varie de 1,7 à 7 % pour de nombreux auteurs [3].
La prévalence varie en fonction de nombreux facteurs : la fréquence des avortements, la méthode d'évacuation des rétentions trophoblastiques, l'incidence de la tuberculose génitale et des infections du post-partum, et les critères et méthodes diagnostiques des synéchies intra-utérines. La prévalence des synéchies est probablement sous-estimée en raison de la symptomatologie modérée et hétérogène et de l'absence d'outils diagnostiques non invasifs et fiables.
Actuellement, le diagnostic peut être suggéré par hystérosalpingographie mais l'hystéroscopie reste le seul outil diagnostique fiable [4]....
