Néphroprotection
Depuis quelques dizaines d'années, la recherche sur les maladies rénales chroniques (MRC) a permis d'identifier 2 principaux facteurs de progression de l'insuffisance rénale chronique : l'hypertension artérielle (HTA) et la protéinurie [1]. Par la suite, les études ayant pour objectif de ralentir le déclin du débit de filtration glomérulaire (DFG) ont fait naître, au milieu des années 1990, le concept de néphroprotection, aboutissant à la rédaction de recommandations de bonnes pratiques cliniques américaines (KDOQI/KDIGO) et françaises (HAS). Le concept de néphroprotection regroupe en fait tous les moyens, thérapeutiques ou non, destinés à ralentir la progression de la MRC et à prévenir ou traiter les éventuelles comorbidités et complications associées. Actuellement, l'évaluation de l'appropriation et de la mise en œuvre de ces précédentes recommandations par les professionnels de santé est un témoin de la qualité des soins délivrés aux patients souffrant de MRC (Figure S29-P02-C03-1).

Différentes mesures de néphroprotection, détaillées dans ce chapitre, et reposant principalement sur les règles hygiéno-diététiques et sur les IEC, ont démontré leur efficacité clinique sur la préservation du DFG....
